FERNANDO AMPUERO
UN CONTEUR AVANT TOUT

Après des études à l’université Catholique de Lima, Fernando Ampuero del Bosque (Lima 1949) entreprend un long périple qui l’amènera à parcourir le monde et durant lequel ses premiers recueils de contes paraîtront, donnant naissance à une bibliographie fournie.

Mais c’est aussi un journaliste à la carrière bien remplie puisqu’il a été successivement sous-directeur de la revue Caretas, directeur de Jaque et Somos, éditeur général de Canal N, directeur du programme de télévision « Documento » et « Uno más uno » sur ATV et jusqu’à fin 2008 directeur de la section d’enquête et d’investigation du quotidien El Comercio et de son supplément culturel El Dominical.
Journaliste, écrivain péruvien Fernando Ampuero del Bosque est connu pour ses contes, même s’il écrit aussi du théâtre, de la poésie et des romans, qu’il qualifie d’ailleurs volontiers de « contes longs ».

Redoutable et redouté journaliste son regard dénué de complaisance sur la société péruvienne contemporaine caractérise aussi son écriture de fiction.
Sans doute sa jeunesse de globe-trotter qui l’a mené des îles Galaápgos à l’Europe durant une dizaine d’années, n’est-elle pas complètement étrangère à ce désir de montrer les choses et les êtres telles qu’ils sont aussi, avec leur faiblesse et leur essentielle vulnérabilité, avec une juste distance.

En prise sur le monde qu’il a beaucoup arpenté et sur une société péruvienne qu’il connaît en profondeur, Fernando Ampuero ne cesse de montrer, de s’étonner, de dénoncer aussi parfois dans ses œuvres de fiction les mécanismes qui peuvent régir, parfois de façon très subtile, les comportements des êtres.

Fernando Ampuero se dit avant tout conteur, et c’est avec passion qu’il parle de cette forme littéraire particulière qu’il pratique depuis ses premières publications en 1972 au fil des entretiens qu’il accorde.

Un regard aigu et mordant.
Qu’il parle de littérature, en évoquant les auteurs qu’il admire, de son propre parcours, de la notion d’engagement, du roman noir et de la situation actuelle du Pérou, de la différence entre le travail du romancier et celui du journaliste, qu’il commente certains de ses textes, Fernando Ampuero ne cesse de souligner son ancrage dans la réalité, l’ironie et l’humour parfois cinglant nécessaires à une prise de distance salvatrice et son amour du conte.
Ce que relèvent aussi les articles proposés qui lui sont consacrés