20 questions à Nona Fernández
Par 25 secretos literarios
http://www.letraslibres.com/blog/serial/20-preguntas-nona-fernandez
Novembre 2011

1. Écrire sur le ce qui est public ou privé ?
Le public dans le privé et vice et versa.

2. Écrire de jour ou de nuit ?
Quand on peut.

3. Quelle est l’œuvre littéraire la plus surévaluée ?
J’en garde le secret.

4. Et l’œuvre la plus injustement oubliée ?
Je ne sais pas si oubliée, mais pas valorisée au niveau qui devrait être le sien : Patas de perro [Pattes de chien] de Carlos Droguett.

5. Le chef d’œuvre que vous n’avez jamais lu tout en affirmant peut-être le contraire ?
Beaucoup, mais j’assume mes manques. Je n’invente pas encore des lectures que je n’ai pas faites.

6. Quel est le secret littéraire le mieux gardé ?
Moi.

7. Le culte de l’écrivain est dommageable ?
Oui.

8. Comment réagiriez-vous en découvrant des milliers de copies piratées de vos livres au marché noir ?
J’en achèterai une.

9. L’État doit-il payer pour que les écrivains écrivent ?
Pas nécessairement. L’écrivain doit écrire, parce qu’il doit écrire.

10. Peut-on apprendre « l’écriture créative » dans un atelier ?
Non.

11. Qu’est-ce qu’un best seller ?
Un livre qui figure sur la liste des meilleures ventes.

12. Quelle habitude d’autres écrivains enviez-vous ?
Le temps de ne se consacrer qu’à l’écriture.

13. Quel slogan proposeriez-vous pour une campagne nationale en faveur de la lecture ?
Lisez.

14. Si vous étiez un livre, quel serait-il ?
L’un des miens.

15. Quel est le premier livre que vous avez volé ou auriez dû voler ?
Un livre cher.

16. Soulignez-vous les livres ?
Oui.

17. À quel cliché littéraire êtes-vous identifiée (vous identifiez-vous) ?
Au le cliché du : « je ne crois pas aux clichés ».

18. S’il était en votre pouvoir d’être obéie en tant que gouvernant, quelle règle imposeriez-vous aux citoyens ?
Riez, cela fait du bien.

19. Quelle mort célèbre, d’un personnage réel ou de fiction, aimeriez-vous avoir ?
Celle des belettes de Qui veut la peau de Roger Rabbit ? Elles mouraient de rire.

20. Si c’est votre dernier souffle, quels sont vos derniers mots ?
Ce serait un son : un bon éclat de rire.