Mambo canaille

Juan Carlos Méndez Guédez | Venezuela

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Titre . Mambo canaille

Auteur . Juan Carlos Méndez Guédez

Pays . Venezuela

Traducteur . Nicole Rochaix-Salmona

Genre . Roman

Édition . Papier et électronique


18 € / 288 pages / 14 x 23 cm

ISBN . 979-10-92948-03-5

Mai 2014


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Argumentaire :
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Échappée :
"Juan Carlos Méndez Guédez. Une œuvre entre deux rives"

Sur Mambo canaille

Trois personnages aussi différents que possible, par le fait d'un hasard que seule une fiction rondement menée sait construire, voient leurs destins soudain liés, dans une Madrid très actuelle.

Henry, écrivain hispano-américain en quête acharnée de la Grande Œeuvre, ne parvient pas à écrire. Simao, son compatriote, jeune homme exilé avec sa famille à la suite d'une cascade de déboires économiques, est à la recherche désespérée d'un emploi. Et Alejandro, brillant entrepreneur canarien, est taraudé par le désir de se libérer de sa tendre épouse.

Comment leurs vies vont-elles se retrouver imbriquées dans une histoire commune trépidante et cocasse dans laquelle le cynisme et le rire féroce le disputent à la tendresse et à l'humanité ?

Un roman qui aborde avec une grande sensibilité et beaucoup d'humour la question du déracinement, de l'amour, et la possibilité de se réinventer une vie.

Sur Juan Carlos Méndez Guédez

Juan Carlos Méndez Guédez (Barquisimeto, 1967) réside actuellement à Madrid, ville qu’il a choisi d’habiter après avoir quitté son Venezuela natal pour effectuer un doctorat en Littérature hispano-américaine à l’université de Salamanque.

Son œuvre d’écrivain des deux continents, primée à plusieurs reprises, compte aujourd’hui plus d’une quinzaine de romans, livres de contes et de nouvelles qui abordent les thèmes du déracinement, de l’éloignement, de l’absence ou de l’amour dans une prose imprégnée de lectures péninsulaires et hispano-américaines.

Extrait de Mambo canaille

"Henry se sentait triste. Il avait imaginé que le premier après-midi de sa nouvelle vie serait un feu d'artifice de mots, d'idées, de figures de style insoupçonnées. Il avait cru qu'au cours de ces heures il apercevrait l'orée incertaine mais resplendissante de sa gloire à venir. Mais il n'en alla pas ainsi. Il fit la sieste, rêva qu'il était de nouveau dans son pays et que le grand écrivain Ceramiga en recevant le Nobel en maillot de bain vert le dédiait à celui qui vraiment méritait ce prix, don Henry Estrada, l'auteur de l'œuvre, LA GRANDE ŒUVRE. Il se réveilla de mauvaise humeur en recevant un appel d'un stagiaire qui l'interviewait tous les deux jours pour remplir le bulletin d'informations de minuit. Puis, quand il descendit se promener un quart d'heure, un fou se jeta sur lui pour une histoire de merde de chien et de voiture. Par chance, pensa Henry, j'ai pu me défendre et donner à cet importun ce qu'il méritait. Au début, il avait cru que c'était un agent de la réaction, que quelqu'un cherchait à l'enlever et à lui soutirer des informations, que quelqu'un aspirait à porter atteinte au Processus dont il se considérait, lui, un cadre de premier plan. Quelques minutes plus tard il devina qu'il se trompait, mais il lui sembla intéressant de creuser le sujet. Il supposa que c'était une façon de tester sa capacité à créer des réalités possibles par sa simple parole. Il s'efforça d'entraîner Simao dans cette histoire mais découvrit à son air distrait et froid qu'il n'en croyait pas un traître mot. Cela le rendit encore un peu plus triste. Serait-ce là mon problème ? Serait-ce pour cette raison que je ne parviens pas à démarrer ? Serait-ce qu'au fond je n'ai pas encore le pouvoir d'inventer un monde plus crédible que le monde lui-même ?"

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