La peau même en offrande

Alicia Kozameh | Argentine

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Titre . La peau même en offrande

Auteur . Alicia Kozameh

Pays . Argentine

Traductrice . Anne-Claire Huby

Genre . Récits

Édition . Papier et électronique


14 € / 128 pages / 15 x 21 cm

ISBN . 978-2-9544723-0-0

Mai 2013


Du même auteur :
Pattes d'autruche
259 sauts un immortel
Main en vol


DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES :

Échappée :
"Alicia Kozameh. Une écriture consubstantielle à la sensation"

Sur La peau même en offrande

Huit textes pour ce recueil de récits en deux temps : "Consécrations" celui de l'emprisonnement sous une dictature dans l'Argentine des années 70 et son après, "Prisons complémentaires", celui de l'enfermement dans une histoire individuelle. L'un entraînant l'autre, dans un processus d'"Accumulation", titre du prologue.

Récits de témoignage en un sens, mais fictionnalisation aussi dont l'écriture très singulière suppose une réélaboration qui ancre les textes, sans pour autant les y confiner, dans une réalité identifiable. Tout autant qu'ils renvoient à des situations similaires sans qu'aucun ancrage ne devienne nécessaire.

Bouleversant.

Sur Alicia Kozameh

Alicia Kozameh, écrivaine argentine dont le parcours aura été marqué par ses années de détention comme prisonnière politique de 1975 à 1978 est l'auteur de plusieurs romans : Pattes d'autruche, 259 sauts, un immortel, Basse danse, Natatio aeterna et Eni Furtado no ha dejado de correr, de récits, Pasos bajo el agua, et d'un livre de poésie Main en vol.

Extrait de La peau même en offrande

Début du récit Esquisse des hauteurs :

"Fulgurances, éclats, activés dans des zones occultes. Inutile de chercher à les trouver dans un ciel bleu, pas même combinés avec des rouges ou des pourpres de certains crépuscules. Uniquement dans des sous-sols. Dans des espaces où l'air est obscur, et si épais qu'il transmet les ondes des craquements, les pas des brodequins. Des grosses chaussures qui frappent le sol, à l'étage. Au-dessus des têtes ici, au-dessus des têtes là-bas, des têtes et des extrémités des doigts. Qui font de la lumière.

Tant de doigts et de têtes en mouvements dépareillés, très souvent imperceptibles, échangent des fulgurances. Ils fabriquent depuis leurs lobes et circonvolutions cérébrales, et laissent s'échapper à travers leur cuir chevelu et leurs ongles, une forme de clarté qui les illumine et les rétro alimente dans le silence.

Au moins trente têtes. Et toutes sans dérèglements génétiques. Six cents doigts. Trois cents de mains et trois cents de pieds. Les gabarits de toutes les têtes, leurs cheveux, répondent à des caractéristiques féminines. Autrement dit : trente femmes vibrant et communiquant entre elles, se débattant dans l'étroitesse d'un espace intransgressible, comme des globules le long d'un vaisseau sanguin."

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