Ricardo Strafacce.
Le réalisme invraissemblable

Échappée | Ricardo Strafacce

La littérature vagabonde

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Ricardo Strafacce revient, au long des entretiens qu’il accorde, sur une conception de la littérature comme espace de liberté, d’invention, de digression.

Ses histoires semblent se construire « en direct », un peu comme si une péripétie en amenait une autre, comme si l’écriture était d’abord et avant tout un espace d’improvisation : celle des personnages, qui par le biais du dialogue font avancer le récit.

D’où l’impression d’une capacité intarissable de fabuler, de rebondir. D’où, aussi, un récit vif, agile, haletant parfois ; une langue souple explorant les registres en fonction des circonstances, du plus familier au plus poétique et baroque. Et enfin, une forme de « réalisme invraisemblable » : réalisme des situations de départ, des contextes qui sous-tendent les trames, et fantaisie du développement au gré des désirs des personnages.

Un rien d’absurdité aussi transparaît dans les textes, celle de notre société et plus spécifiquement de la société argentine contemporaine.

Provoquant l’agacement ou le rire, ce sont quoiqu’il en soit, des romans qui ne laissent pas indifférents.