Alberto Barrera Tyszka
Dire délicatement la violence

Échappée | Alberto Barrera Tyszka

LA VIOLENCE, LES VIOLENCES ET LES MOTS

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Le Venezuela, et tout particulièrement sa capitale Caracas, est un pays réputé violent. L’insécurité qui y règne, facteur d’angoisse et de défiance, alimente suspicions et mesures cœrcitives, déteint sur une société tout entière.

Il est donc naturel, en quelque sorte, que la violence s’impose comme thème littéraire.

L’originalité d’Alberto Barrera Tyszka réside sans doute dans le fait d’explorer cette violence sous des angles variés, voire inattendus.

La maladie, tout comme le silence et l’incompréhension qui s’installent au sein du couple ou de la famille, la privation de parole, par exemple, sont autant de violences qui pour relever davantage de l’intime n’en sont pas moins redoutables dans leurs effets que les violences plus souvent étalées en gros titres. Crimes pluriels à leur manière, dont le châtiment ne relève pas forcément d’un arsenal juridique non plus.