Crimes parfaits

Ricardo Strafacce | Argentine

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Titre . Crimes parfaits

Auteur . Ricardo Strafacce

Pays . Argentine

Traducteur . Jean-Baptiste Labrune

Genre . Roman

Édition . Papier


11 € / 166 pages / 14 x 23 cm

ISBN . 979-10-92948-27-1

Août 2016


Du même auteur :
La Bolivienne


DOCUMENTS COMPLÉMENTAIRES :

Échappée :
"Ricardo Strafacce et le réalisme invraisemblable"

Sur Crimes parfaits

Le football : un univers auquel nul n’échappe ou ne réchappe.

Mais, qu’est-ce qui fait ou défait la notoriété d’un joueur de football, qui motive les transactions fabuleuses dont il fait l’objet, les espoirs collectifs qu’il porte, les plans diaboliques dont il peut devenir la victime...

Agent, joueur, entraineur, supporters, épouses, rien n’est oublié par l’auteur dès lors qu’on cherche à déterminer où se situent les manipulations médiatiques, humaines, fictionnelles, quand la Vérité n’est que pure invention, sans cesse adaptable, ambivalente, en fonction des éléments d’une réalité rendue équivoque.

Un roman cocasse, enlevé, au regard joueur et provocateur.

Sur Ricardo Strafacce

Ricardo Strafacce (1958), écrivain argentin, auteur de nombreux romans et récits, raconte et tisse avant tout des histoires et s'inscrit volontiers dans ce qu'il appelle "le réalisme invraisemblable".

Extrait de Crimes parfaits

"Pilar et Socorro n'étaient pas seulement jumelles, elles étaient aussi identiques, exactement identiques, à tel point que personne, exceptées elles-mêmes, ne pouvait déterminer à coup sûr laquelle était l'une et laquelle était l'autre. Sitôt qu'elle eut la garde des petites, la vieille Pinedo fit face à cette difficulté colossale : comment leur dispenser une bonne éducation, qui devait être fondée, à son sens, sur un système clair de récompenses et de punitions, si elle ne pouvait pas les distinguer ? Et si elle allait récompenser celle qui s'était mal comportée et punir celle qui s'était bien conduite ?

Il doit bien y avoir quelque différence, se dit-elle, sitôt que le juge lui eût confié les mineures, et afin de trouver un trait qui les distinguât l'une de l'autre, dès qu'elle fut arrivée chez elle avec les deux sœurs (en réalité, c'était de vraies jumelles mais la vieille n'avait que faire de ces ergotages manichéens), elle entreprit de les dénuder.

Échec total. D'abord, les sœurs étaient identiques au point d'avoir les mêmes grains de beauté ; ensuite, alors qu'elle examinait minutieusement les innocents petits corps de ses petites-filles, la vieille prit soudain peur. Est-ce qu'elle-même ne devenait pas pédophile à son tour ?

Terrorisée à cette pensée, elle rhabilla les fillettes à toute allure, et ce faisant, elle eut une idée : elle les différencierait grâce à leur couleur. Pilar serait toujours vêtue de bleu et Socorro toujours de jaune (la vieille passion de son défunt mari pour le Boca Juniors, supposa-t-elle, méritait bien cet hommage et, de plus, son souvenir, vivifié quotidiennement par l'« azur et or » que revêtiraient les petites, lui donnerait du courage pour mener à bien leur éducation)."

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