Sara Bertrand ou le bonheur de raconter

 

Sara Bertrand aime à le dire : raconter des histoires est un bonheur sans cesse renouvelé. Mais sans doute aussi parce qu’avant d’être écrivaine elle est aussi lectrice, le souci qui marque chacun de ses ouvrages, plus d’une dizaine déjà, reste bien identique : que le livre captive, qu’il permette de découvrir et l’histoire du Chili et l’espace environnant ; qu’il aide à grandir, les petits comme les adolescents.
D’où des histoires soigneusement construites, de manière à maintenir la curiosité en éveil ; une langue claire et précise qui laisse une large place au dialogue car une histoire s’écoute, qui fasse surgir des bruits et des images, car une histoire se représente aussi. Et des personnages qui nous ressemblent, avec leurs rêves et leur fragilité, leur désarroi mais aussi un appétit de vivre, de voir et de comprendre.
Des textes sans complaisance faits des circonstances heureuses et malheureuses de l’existence, de rires et de chagrins, des textes débordant de vie, en somme.

 

Afin de découvrir un peu mieux Sara Bertrand, nous vous proposons ici trois entretiens :

1 – Dans le premier (Los nuestros : Sara Bertrand, bulletin des bibliothèques chiliennes CRA, décembre 2011), elle évoque son plaisir de lectrice avant même celui d’écrire et insiste sur le bonheur de la découverte par les livres.

2 – Puis dans le second (« Les enfants ont besoin de savoir qu’il y a un monde à découvrir », Luz Edwards, Hacer familia, octobre 2011), elle défend la lecture comme partie d’un processus d’apprentissage, et soutient que le livre ne sera pas détrôné par les écrans tant qu’il saura rester attractif.

3 – Enfin, dans le troisième (Alberto Rojas M., La Segunda Online, juin 2012), accordé à la parution du livre El oro de la corona [L’or de la couronne], Sara Bertrand revient sur l’ancrage chilien de nombre de ses textes et la nécessité de captiver le jeune lecteur qui passe par un texte dynamique, dialogué, visuel.